Crédit Municipal de Nîmes

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Mont de piétéLes Monts de Piété prennent leurs racines dans le Moyen Age où l’usure est un fléau pour le peuple.
C’est le moine italien Barnabé de Ternie, qui, venu prêcher à Pérouse vers le milieu du XVème siècle lancera l’idée de faire une quête dont le capital servira à constituer une banque charitable où ceux qui manqueront d’argent pour vivre simplement, pourront venir emprunter de petites sommes, sans intérêt, en laissant un gage de sûreté.

Appelé Monto di Pio (monte, dans le sens de masse), le fonds du Mont de Piété n’est alors pas seulement constitué d’argent mais de grains et autres denrées.

Héritière des Monts de piété, les Caisses de Crédit Municipal sont des établissements publics d’aides sociales.
C’est sur ce principe qu’elles développent l’activité de prêts sur gages dont l’objectif est de permettre une solution rapide et digne à un problème ponctuel de trésorerie.
Elles ont également un rôle dans la lutte contre l’exclusion bancaire à travers leurs activités de banque pour le particulier.

Le Mont de Piété de Nîmes naît d’une erreur de compréhension ...
on raconte qu’en 1786, un bienfaiteur anonyme aurait fait don de 10 000 francs pour la construction d’un aqueduc à Nîmes, mais que l’on crut comprendre qu’il aurait voulu affecter cette somme à la création d’un Mont de Piété gratuit.

En 1788, sur demande de l’évêque Ballore, le roi autorise l’instauration du Mont de Piété
à Nîmes, ville à vocation textile, qui attire une population venue des campagnes pour survivre, population soumise au chômage et au paiement à la journée.
Il disparaît en 1789 au moment de la révolution où l’on pense que plus personne désormais n’aura besoin de charité.
Las!, c’est l’Hospice de Nîmes qui agira en lieu et place du Mont de Piété et, dès 1817, le maire de Nîmes tente de reconstituer l’édifice selon le modèle avignonnais qui a résisté à la révolution.
Il faudra attendre l’ordonnance royale de Charles X du 6 mars 1828 pour réaliser ce projet sur l’emplacement du Lycée Daudet (alors Hospice général), puis rue Porte de France …

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Il s’agit, à l’époque, de venir en aide aux plus démunis et surtout de lutter contre les usuriers.
L’industrialisation en bouleversant l’environnement social a renforcé l’intérêt d’une institution qui connaît alors un essor considérable.

Réalité sociologique, la Caisse évolue avec un cadre législatif plus protecteur, en abandonnant au fil du temps son caractère de secours au profit d’émanations de l’Aide Sociale institutionnalisée, pour intensifier des services à caractère financier au profit de populations peu ou mal bancarisées.

C’est désormais une notion de services qui prévaut dans un établissement dont la vocation sociale est confirmée.

Depuis 1992, la ville de Nîmes est l’actionnaire unique et son Maire est président de droit de la Caisse de Crédit Municipal.

 

Crédit municipal de NîmesAnecdotes :

"  Chez ma tante "

On doit le sobriquet de " Ma Tante " au Prince de Joinville, troisième fils de Louis-Philippe, qui, pour honorer ses dettes de jeu, avait dû déposer sa montre au Mont-de-Piété. N’osant l’avouer à sa mère, la reine Amélie, qui s’étonnait de ne plus la lui voir porter, il aurait prétexté l’avoir oubliée chez sa tante !

"  Mettre au clou " 

L’expression " mettre au clou " illustre l’image des objets qui, déposés en gage, étaient autrefois suspendus à des clous.

 

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